Site Web et RGPD - Journée européenne de la protection des données

Site Web et RGPD - Journée européenne de la protection des données

Publiée le 28 janv. 2020 à 15h22 par Youlead

C’est la journée européenne de la protection des données !

Les données personnelles sont au cœur de beaucoup de débats. C’est un sujet qui est plus que d’actualité ! On a assisté à quelques polémiques, où l’on remettait en cause les pratiques de certaines marques.

Avec l’évolution du digital, les données personnelles ont pris beaucoup de valeur. Mais qui veut avoir accès à vos données ? Les marques, les annonceurs, mais aussi les fameux hackers. Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) a été créé pour redonner le contrôle aux internautes.

Les sites web ne sont pas épargnés par ce règlement.

Bon, on vous aide à y voir un petit peu plus clair 🧐

C'est quoi une donnée personnelle ? 


Il s’agit de “toute information relative à une personne physique susceptible d'être identifiée, directement ou indirectement”. (Source : CNIL)
En fait, cela peut être : un prénom, un nom, une photo, une adresse postale, un numéro de téléphone, un e-mail, un numéro de carte bancaire, une adresse IP, un identifiant de connexion informatique...

Et comme ces données vous appartiennent, vous devez pouvoir en garder la maitrise !

 

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Comment vous mettez-vous en danger ? 

 

Eh bien parfois très simplement ! 
Vos mots de passe par exemple. On insiste sur la complexité des mots de passe, car s’ils sont trop simples, vous prenez des risques ! Les hackers peuvent avoir accès à tout un tas d’information sur vous en seulement quelques clics. Un mot de passe comprenant votre date de naissance et votre prénom est un véritable bonheur pour un hacker ! 
Prenons également l’exemple des objets connectés et des réseaux Wi-Fi publics. C’est bien pratique, mais là aussi vous pouvez vous mettre en danger. Pour les cybercriminels, vous êtes de proies faciles. Vous pouvez très rapidement être confronté à des tentatives d’hacking. D'ailleurs, vous en avez très certainement déjà croisé ! Un mail un peu louche qui vient de votre banque avec des fautes d’orthographe et un lien étrange, une vidéo envoyée par un ami sur une messagerie en ligne avec une mention “c’est pas toi dans la vidéo ?”, etc. 
Ce sont des pièges… Ne cliquez pas sur le lien. Les tentatives de cybercriminalité sont de mieux en mieux rodées et il devient très facile de se faire avoir. Il faut donc être vigilant, mais sans entrer dans la psychose. 

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Et pour votre site web, qu’est-ce que ça veut dire ?


Cela passe par différentes étapes. Tous les acteurs du numérique se penchent sur la question du RGPD et se mettent aux normes progressivement. On ne s’en rend pas forcément compte, mais il s’agit d’un gros chantier pour les professionnels du digital. 

En bref, voici les 4 indispensables du RGPD pour un site web

 

LE HTTPS


Il s’agit assez simplement de la version sécurisée du protocole HTTP. Les deux versions ne sont pas totalement différentes. On a en fait réalisé une extension de protocole avec le “S”.
En gros, avec le HTTPS, on fait en sorte de chiffrer les données que vous échangez avec le serveur. C’est un moyen de garantir la sécurité de vos données, que ce soit vos identifiants, une adresse mail, un numéro de portable ou encore votre numéro de carte bancaire. Le HTTPS va bloquer d’éventuelles attaques ayant pour objectif de récupérer vos informations durant votre échange avec le serveur du site internet. 
Comment savoir si le site est sécurisé ? Vous avez un petit cadenas qui apparait à côté de votre URL comme ceci :

 

LE CONSENTEMENT 

 

Le maître mot : demandez la permission ! 

Vous avez certainement sur votre site web un formulaire de contact. Donc, à la fin de ce formulaire, vous devez faire apparaitre une case à cocher qui doit permettre à l’utilisateur de confirmer qu’il a bien compris la façon dont seront exploitées ses données et vous autorise bien à les utiliser comme défini dans votre politique. Il s’agit en bref de lui demander son consentement ! N’oubliez pas de remettre un lien vers votre politique de confidentialité afin que l’internaute puisse la consulter. 



LES COOKIES 

 

Aaaaah oui les fameux cookies ! Vous savez, c’est cette petite fenêtre qui s’ouvre au moment où vous atterrissez sur un site web. Cela prend souvent la forme d’un bandeau en bas de votre écran. 

Rapidement, les cookies qu’est-ce que c’est ? C’est un petit fichier stocké sur votre ordinateur grâce au site web visité. Ces fichiers enregistrent des informations vous concernant et permettent de faciliter votre navigation (rapidité d’affichage d’un site web, accès simplifié à un compte, publicités personnalisées, etc)

Un exemple concret : vous êtes sur un site e-commerce, vous voulez acheter un meuble pour votre décoration, vous mettez votre article dans votre panier, et là vous décidez de stopper votre achat pour partir manger avec des amis. Vous fermez donc la fenêtre. Vous revenez de votre repas, vous reprenez votre ordinateur, re ouvrez la fenêtre et là magie, votre article est toujours dans votre panier. Eh bien, c’est grâce aux cookies ! 

Rien ne sert de psychoter sur les cookies, on ne s’intéresse pas à vous personnellement. Non, ce qui intéresse les marketeurs, ce sont vos données pour établir des profils, ils s’informent sur les habitudes de consommations pour répondre au mieux à vos besoins. Une grande partie des cookies sont vraiment là pour vous simplifier la vie durant votre navigation. 

Revenons à nos moutons. Dorénavant, vous devez donner le choix aux visiteurs de votre site, d’accepter ou non les cookies. Vous devez leur laisser la possibilité de savoir clairement à quoi les cookies vous servent et comment allez vous utiliser leurs données personnelles. L’internaute a donc le choix : il accepte ou refuse, il peut choisir les paramètres et il peut revenir à tout moment sur sa décision. 

 

LA POLITIQUE DE CONFIDENTIALITÉ

 

Votre site doit contenir une page dédiée à l’explication de votre politique de confidentialité. Sur cette page, décrivez quelles sont les informations que vous recueillez, dans quel but et qu’est-ce que vous en faite, c’est-à-dire quel est l’usage des données. N'oubliez pas de préciser comment vous garantissez la confidentialité des informations et la sécurité des internautes. Enfin, rappelez aux utilisateurs de quelle manière peuvent-ils exercer leurs droits : à connaître, modifier ou supprimer les informations qui les concernent.

Articles connexes

10 astuces pour optimiser sa fiche Google My Business

 

Google My Business est l'outil indétrônable du référencement local. Une solution très performante aux multiples avantages qui permet d'améliorer votre visibilité sur Google.

Pour optimiser votre fiche Google My Business et profiter de tous ses avantages, tout se passe du côté de l'administration. Si vous n'avez pas encore créé votre fiche, c'est le moment de vous lancer ! Vous pourrez ensuite suivre ces astuces.
Voici ci-dessous à quoi ressemble l'outil de gestion (administration) de Google My Business. Sur la gauche, vous retrouvez les onglets pour compléter et optimiser votre fiche. Sur la droite, vous voyez l'aperçu de l'onglet "infos".

 

Savez-vous où apparaît votre fiche Google My Business ?

Elle va apparaître à différents endroits stratégiques pour Google. Prenons l'exemple d'un restaurant à Orléans : Notre cher et tendre...le bœuf.

Le Knowledge Panel : C'est ce qui apparaît en haut à droite d'un écran d'ordinateur lorsque l'on recherche quelqu'un ou quelque chose de précis. Ici par exemple, on tape dans la barre de recherche "Notre Cher & Tendre… Le Bœuf " et on aperçoit la fiche Google My Business avec toutes les informations qui ont été renseignées.

Google Maps : une fiche Google My Business apparaît aussi dans Google Maps. Vous voyez votre établissement apparaître sur la carte avec un petit picto. Ce pictogramme est choisi en fonction de la catégorie que vous renseignez. Pour un restaurant, on retrouve le pictogramme avec les couverts.

Le pack local : Il s’agit des 3 premiers résultats "locaux" affichés par Google sur la page des résultats.

 

Ceci étant dit, voyons ensemble 10 astuces pour optimiser votre fiche Google My Business.

 

1. Mettre le nom de son entreprise et rien d'autre

Ça paraît évident, et pourtant… Bien renseigner le nom de son entreprise est primordial.

❌ Ne cherchez pas à ajouter des mots-clés ou une localisation à côté de votre nom d’entreprise, ça pourrait être contre-productif. Google n’est pas très fan de cette technique et pourrait vous sanctionner. La transparence et l’authenticité tiennent une place importante sur Google My Business.

 

2. Choisir les bonnes catégories

 

Catégorie principale


Vous renseignez votre catégorie dès la création de votre fiche, vous pouvez aussi la modifier dans l’onglet “infos” juste en dessous du nom de votre entreprise.

La catégorie principale est très importante, elle a un impact sur votre référencement local. C’est grâce à cette catégorie que Google sait ce que vous faites et décidera de vous afficher sur les critères de recherche d’un internaute. La catégorie principale est à sélectionner avec soin ! Elle permet à vos clients et prospects de mieux comprendre ce que vous faites, mais également de vous trouver en fonction d’un secteur d’activité recherché. Prenez un instant pour noter les mots-clés qui selon vous décrivent votre entreprise. Vous devrez sélectionner une catégorie parmi les propositions de Google. Vous ne pourrez pas enregistrer votre propre catégorie. C'est pourquoi il est important de tester différents mots-clés et de sélectionner la catégorie qui vous semble la plus pertinente, celle qui correspond le mieux à votre activité.

 

💡 Si vous ne savez pas quoi choisir, n'hésitez pas à jeter un œil sur ce que font vos concurrents. Cela devrait pouvoir vous aider à faire votre choix. Si aucune catégorie ne correspond parfaitement à votre activité, vous allez devoir prendre votre mal en patiente et sélectionner celle qui s'en rapproche le plus. Google fait régulièrement des ajouts de catégorie, vous trouverez peut-être votre bonheur plus tard.

 

Catégories supplémentaires

Vous pouvez également renseigner des "catégories supplémentaires". Cela peut être utile si vous considérez que la catégorie principale n’est pas assez pertinente ou que vous avez plusieurs activités.
C'est utile, mais pas indispensable, il faut qu'elles restent pertinentes. L’important, c’est d’être cohérent.

Par exemple, si vous avez un salon de coiffure et que vous proposez des prestations de coiffure à domicile et que vous avez réservé une partie de votre salon pour réaliser des manucures :
Salon de coiffure sera votre catégorie principale, coiffeur à domicile et salon de manucure seront des catégories supplémentaires.

💡 Testez et ajustez. Suivez les performances de votre fiche Google My Business en vous rendant dans l'onglet "statistiques". Si vous décidez d'ajouter une ou des catégories supplémentaires, surveillez votre position dans les résultats. N'abusez pas des catégories secondaires, la cohérence reste la priorité. Votre choix pourrait avoir un impact négatif sur votre visibilité.

 

3. Renseigner les informations de base


✔️ adresse
✔️ zones desservies
✔️ jours et horaires d’ouverture. (Vous pouvez même préciser les jours de fermeture exceptionnels comme les jours fériés et autres événements).
✔️ numéro de téléphone

C'est encore une fois tout simple, mais mal remplir ou oublier de mettre à jour ces éléments pourrait vous desservir. Google aime que tout soit cohérent et que l’on fournisse un maximum d’informations aux internautes. Ne loupez pas cette étape très simple, mais primordiale aux yeux de Google !

💡 Veillez à ce que toutes les informations que l’on trouve sur le web soient cohérentes. Par exemple, votre adresse doit être la même sur votre fiche comme sur votre site internet. Il en va de même pour votre numéro de téléphone ou vos horaires d’ouverture. Pour modifier ces informations, rendez-vous dans la section “infos”.

 

4. Ajouter vos services


Vous avez la possibilité d'ajouter vos services sur votre fiche Google My Business. Comme pour choisir votre catégorie, vous allez devoir rentrer des mots-clés et sélectionner les services qui vous correspondent. Mais cette fois-ci, en plus, vous allez pouvoir ajouter vos “Services personnalisés”. Si un de vos services ne figure pas dans la liste, vous allez pouvoir l’ajouter manuellement. De cette manière, vous renseignez des informations supplémentaires à Google pour qu’il puisse mieux comprendre votre activité. Et ça, Google adore !

Vous avez la possibilité d’ajouter vos services en vous rendant dans l’onglet “services”.


5. Renseigner vos produits


Tout comme pour les services, vous disposez d’un onglet dédié pour vos produits. Vous pourrez donc choisir des produits à mettre en avant sur votre fiche. Vous avez la possibilité d’ajouter un bouton d’appel à l’action : 

 ✔️commander en ligne
✔️ acheter
✔️ en savoir plus
✔️ profiter de l’offre
✔️ trouver une image 


💡 Pour les restaurants, on ne retrouve pas “produits” ou “services” mais un onglet “menu” afin de donner plus d'informations sur la carte proposée.

 

6. Rédiger une description


Votre description est un élément important de votre fiche Google My Business. L’idée est de faire une description complète, mais qui donne envie d’en savoir plus. Cette description doit permettre aux internautes de comprendre qui vous êtes et ce que vous proposez. C'est un élément à travailler avec attention. Google vous impose un nombre de 750 caractères maximum. Il n’y a donc pas la place pour écrire un roman.

💡 Ne cherchez pas à blinder de mots-clés votre description, ça n’a aucun intérêt. Des experts ont évalué cette pratique et en ont conclu que votre référencement naturel ne sera pas boosté.

 

7. Ajouter un logo et des images


Google My Business va vous demander de mettre un logo ainsi qu’une photo de couverture. Là encore, c’est tout simple, mais faites-le. Plus vous donnez d'éléments à Google pour prouver votre légitimité et votre authenticité, plus il vous fera confiance.

Vous pourrez mettre en ligne vos images en vous rendant sur l’onglet “photos” sur la droite de votre écran. Vous pourrez aussi ajouter d’autres photos pour aider les internautes à se projeter. Des photos de l’équipe, de l’intérieur et/ou de l’extérieur de votre établissement, des photos de vos produits et/ou services, etc. Toutes les images qui aideront les internautes à vous connaître et à humaniser votre entreprise sont les bienvenues.

💡 Utilisez des photos récentes et de bonnes qualités. Évitez les photos retouchées. Il est même possible d’ajouter des vidéos !

Formats :

- logo : 250×250 pixels,
- photo de couverture : 1080×608 pixels.

 

8. Mentionner votre site internet


Renseigner votre site web est une étape clé. Vous indiquez clairement à Google quel est votre site officiel. En fait, vous précisez à Google "ce site me représente, tu peux t'y fier". C'est intéressant pour Google qui va pouvoir l'analyser et lire vos contenus. Au-delà de plaire à notre ami Google, vous permettez aux internautes de se renseigner davantage sur vous et vos prestations. En plus d'être pratique, ça vous donne de la crédibilité, c'est un gage de confiance et de sérieux. Sans oublier que votre site web profitera du trafic généré par votre fiche Google My Business, un cercle vertueux pour améliorer votre référencement (SEO).

 

💡 Utiliser un site “officiel”sera mieux perçu. N’ajoutez pas vos liens vers une page Facebook ou Instagram pour combler, ce ne sera pas à votre avantage. En renseignant un site “officiel” qui sera référencé sur Google vous restez dans le cercle vertueux de Google. Rappelez-vous qu’il est le roi, et que plus vous utilisez ce qui lui appartient et ce qui lui plaît, plus vous augmentez vos chances de gagner en visibilité.

 

9. Obtenir des avis


L'importance d'avoir des avis n'est plus à prouver. Mais ce n'est pas toujours évident d'en recevoir. Généralement, on pense plus à laisser un avis lorsque l’on n’est pas satisfait plutôt que l’inverse ! C’est un fait. C’est pourquoi il est important de travailler sur le sujet et d’encourager vos clients à participer à votre bonne réputation s’ils sont contents de vos produits ou services.
Une fiche avec des avis positifs et négatifs fera plus vraie et authentique, qu’une fiche où l’on ne trouve que des commentaires positifs. Dites-vous bien que si votre entreprise est composée d’humains, alors c’est normal d’avoir quelques ratés et de devoir gérer des insatisfactions. D'ailleurs, qu'ils soient positifs ou négatifs, répondez aux commentaires, ça montrera à Google que vous êtes réactif et que vous vous intéressez à votre e-reputation.

 

💡 Vous avez la possibilité de partager un lien direct. Il s’agit d’un petit lien, que vous pourrez transmettre très facilement, via mails, sms ou via une app de messagerie. Ce lien conduit la personne qui clique dessus directement dans la fenêtre qui permet de rédiger son avis. Concrètement, on clique, on donne le nombre d’étoiles, on écrit son commentaire, et il ne reste plus qu’à valider. Un bon moyen de simplifier la possibilité de laisser un avis. Pour pouvoir partager ce lien, il vous faudra créer au préalable un "nom court". Pour ça, il vous suffit de vous rendre dans l'onglet « Infos » puis de cliquer sur «Ajouter un nom court».


10. Publier des Google posts

Pourquoi utiliser les Google Posts ? 

Tout d'abord, un Google Post qu'est-ce que c'est ? C'est un article composé d’un petit texte, d’une image et d’un appel à l’action (qui est optionnel). Il apparaît en bas de votre fiche Google My Business.
Les Google Posts sont encore très peu exploités par les entreprises, alors que c'est un réel avantage ! En publiant des actualités vous montrez à Google que vous êtes actifs, et vous permettez à vos clients et prospects de consulter des actualités de votre part en direct du knowledge panel. Un excellent moyen d'attirer des clients en magasin, de créer du trafic vers votre site web et de booster votre référencement.

 

 

Quoi publier sur Google My Business ? 

Voici les différentes options que vous propose Google My Business :

✔️ Infos COVID-19
✔️ Ajouter une offre
✔️ Ajouter une nouveauté
✔️ Ajouter un événement
✔️ Ajouter un produit


Par exemple, vous pouvez communiquer sur :

⚪ Une nouveauté comme un nouveau produit/service
⚪ Une offre promotionnelle ou saisonnière
⚪ Un événement que vous organisez : un lancement de produit, une soirée à thème, des portes ouvertes, une vente privée...
⚪ Un article de blog

 

Prenons l'exemple concret d’un restaurant :

Vous pourrez partager votre menu du jour, la nouvelle carte de saison, un nouveau plat sur la carte, mettre en avant l’équipe/un instant de travail/les “backstages" de votre restaurant, un événement que vous organisez, un article de blog avec une recette...

Les possibilités sont vraiment multiples !

 

 

 

 

 

Source : Aleksei - stock.adobe.com

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Le shadow banning sur Instagram ?

Créer et gérer du contenu sur Instagram pour son entreprise ou même pour soi demande du temps et de l’investissement. Il existe des outils censés nous aider dans cette gestion. Mais ils ne sont pas tous conformes aux règles d’Instagram.
On pense souvent qu’ils vont nous faire gagner du temps et de la visibilité et ce n’est pas faux ! Mais à court terme. Car une fois vos pratiques repérées par Instagram... ❌💀

 

C’est quoi le shadow banning ? 

Le shadow ban est une technique de modération utilisée depuis déjà quelques années. Dans le courant des années 80, cette technique était appliquée aux utilisateurs de forums jugés trop problématiques. 
Aujourd’hui, on entend beaucoup parler du shadow banning sur les réseaux sociaux et surtout sur Instagram où les influenceurs sont régulièrement touchés par ce phénomène.

Avant tout, rappelons que ces mesures prises par Instagram ne sont à la base pas faite pour vous nuire, bien au contraire. C’est un système de sécurité avant tout et de modération.
Officiellement, le shadow ban n’existe pas. Il n’est pas reconnu en tant que tel par Instagram, pourtant dans les faits, les témoignages s’accumulent et les entreprises spécialisées dans la gestion d’influenceurs le reconnaissent et communiquent sur le sujet.

En quoi consiste exactement le shadow banning ?

Le shadow ban est géré par l’algorithme d’Instagram. Si l’algorithme détecte que vous ne respectez pas les conditions d’utilisation d’Instagram, vous serez mis en “sourdine”. En d’autres termes, votre contenu ne sera plus mis en avant par l’application
Pour faire simple : si vous faites quelque chose qui ne plaît pas à Instagram, vous serez puni. Instagram peut très vite détecter ce qui est reconnu comme étant une mauvaise pratique et vous en faire payer le prix fort.
La plateforme ne rigole pas avec les règles, vous ne pouvez ni les contourner ni les enfreindre, ou bien ce sera à vos risques et périls ! 

 

Comment savoir si vous êtes "shadowban" ? 

Il n’y a pas de règle exacte, mais voici ce qui revient régulièrement dans les témoignages : vous perdez en visibilité (très fortement).

Les utilisateurs touchés voient leur compte disparaître de l’outil de recherche et/ou du feed de leurs abonnés et/ou voient la portée de leurs publications considérablement diminuer. Mais cela ne vous empêche pas de publier et d’interagir avec votre communauté.

À prendre avec des pincettes, car c’est imparfait, mais cela reste un indicateur : regardez vos statistiques. Cela n’est possible que sur un compte professionnel. Tentez de trouver une fracture dans vos stats, c’est-à-dire une baisse très forte de la visibilité de vos posts (au moins 50%). Regardez également le nombre de comptes atteints et tout ce qui touche à la visibilité et l’engagement de vos posts.

👉 Veillez à ne pas confondre shadow ban et le fait que vos abonnés peuvent aussi se désintéresser de votre contenu. Veillez donc tout d’abord à analyser votre compte et vos publications avant de penser au shadow ban. N’oubliez pas que derrière les écrans se trouvent des humains, et qu’ils peuvent s’être tout simplement lassés de votre contenu.

🤡 Ah et bien évidement vous ne recevez pas un message d’Instagram qui vous informe que vous êtes shadow ban ! Il faudra mener votre enquête. Il n’y a pas non plus de notion sur le temps que dure le shadow ban. Selon les utilisateurs concernés cela peut durer plusieurs jours voir plusieurs semaines.

 

Comment éviter un shadow banning ?

Ce qu’il ne faut pas faire sur Instagram...
Voici une liste de pratiques non conseillées et de choses considérées comme “non naturelles” par Instagram : 

  • L’achat d’abonnés 
  • L’utilisation de robots (bots) qui font des actions à votre place. Par exemple, de l’automatisation de tâches telles que liker et commenter
  • L’utilisation d’applications tierces qui ne sont pas en règle avec l’API d’Instagram
  • Faire du follow/unfollow
  • Avoir le comportement d’un robot (actions en masse comme liker, s’abonner…)
  • Ne pas créditer l’auteur/voler du contenu sans le créditer
  • La publication de contenus non tolérés
  • Des publications fréquemment signalées par les internautes 
  • Le non-respect des limites quotidiennes (selon agorapulse)
    • Follower ou unfollower plus de 60 personnes par heure
    • Liker plus de 150 posts par heure 
    • Mettre plus de 30 hashtags dans un post
    • Poster plus de 60 commentaires par heure sur d’autres posts
    • L’utilisation de hashtags bannis

Source : https://weeb.agency/les-hashtags-bannis-dinstagram/

 

🤖 N’adoptez pas un comportement de spammeur, réduisez vos interactions et réalisez vous-même toutes les actions liées à l’interaction (likes, commentaires, partages, abonnements…) pour ne pas passer pour des “bots”.

 

Comment ne plus être shadowban ?

Si cela vous arrive, voici quelques options que nous avons trouvées pour que votre compte revienne à la normale :

  • Repérer si vous avez enfreint ou contourner les règles d’utilisation d’Instagram et si c’est le cas : tout arrêter.
  • Désinstaller les outils et applis non conformes aux règles d’Instagram qui ont accès à votre compte
  • Stopper l’utilisation de hashtags bannis et les retirer des publications déjà existantes
  • S’absenter quelque temps d’Instagram #FAIREPROFILBAS (1 semaine)
  • Si vous avez un compte pro, le basculer en compte personnel durant 12 jours

 

Source image : alesmunt © Adobe Stock

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Le dropshipping qu'est-ce que c'est ? Explications, avantages et dérives.

Avec l’explosion du e-commerce, de nombreux business sont apparus sur Internet. Un grand nombre de boutiques en ligne ont émergé et parmi elles, on retrouve les fameuses boutiques de dropshipping dont en entend beaucoup parler ces derniers temps.

Le dropshipping, qu’est-ce que c’est ? Quels sont les avantages ? Pourquoi ce business a-t-il une mauvaise image ? 

Réponses dans cet article ! 👇

 

C’est quoi le dropshipping ?  

 


Aujourd’hui considéré comme un business et un modèle économique, le dropshipping est en fait une méthode de vente bien ficelée qui repose sur un système de tripartie : le client, le revendeur et le fournisseur. L’outil indispensable pour faire du dropshipping est un site de vente en ligne sur lequel les clients pourront passer commande. 

Voici le circuit classique :

Le revendeur, aussi appelé, le “dropshipper”, met en avant le(s) produit(s) du fournisseur qu’il a sélectionné, sur son site e-commerce. Le fournisseur quant à lui, propose donc simplement ces produits à un revendeur. Le client achète via le site du revendeur, et se fait livrer par le fournisseur.


Vous cernez le rouage ?

Un exemple bien connu du dropshipping est la grosse machine Aliexpress ! En réalité, on passe régulièrement commande sur des sites de dropshipping sans même s’en rendre compte.

Et que se passe-t-il du côté du revendeur ? 

Le succès des business 100% dropshipping vient des produits "tendances". Repérer les tendances fait partie du jeu selon de nombreux dropshippers. Rien ne sert de revendre un produit dont la cote est en baisse. Avant de se lancer, il faut donc surveiller les produits qui ont du potentiel ou qui sont au début d’un buzz. Une boutique de dropshipping cartonne lorsque tout le monde s’arrache le produit en question. 
Il s’agit alors de trouver un fournisseur, une étape cruciale !
Une fois le produit sélectionné et le fournisseur trouvé, l'étape suivante est de créer son site e-commerce. Pour cela, il existe différents outils et éditeurs qui permettent de créer une boutique en ligne en quelques heures. 

Une fois cette boutique prête, place à la vente des produits. Mais pour vendre, la publicité est indispensable afin de se faire connaître. C’est là qu’intervient la publicité en ligne et notamment sur les réseaux sociaux. Le temps que le référencement naturel porte ses fruits, la publicité et les leviers web marketing restent les meilleurs amis des dropshippers. 
Tous ces investissements auront des retombées à court terme pour permettre au revendeur de générer du chiffre.

Et comme le succès du dropshipping se base sur des produits tendances, les boutiques vont et viennent. En effet, il est recommandé par certains dropshippers de créer différentes boutiques et d'en fermer d'autres qui ne fonctionnent plus. Un petit peu fastidieux, nous direz-vous. Avec une stratégie bien ficelée, certains ont réussi à créer leur propre marque, et se sont petit à petit professionnalisés dans le milieu du e-commerce.

Important à noter : il est possible d’avoir un site 100 % dropshipping ou un site qui comporte seulement quelques articles.

 

 

Quels sont les avantages du dropshipping ? 

 


C'est surtout pour le revendeur que cette méthode a différents avantages : 


1. La gestion des stocks.
C’est simple, avec le dropshipping, il n’y a aucune gestion des stocks pour le revendeur. 

2. Les envois de colis.
En plus de ne pas gérer les stocks, il ne s’occupe pas non plus des envois de colis. C’est le fournisseur qui gère également cette partie.

3. Et niveau logistique ?
Zéro logistique à gérer pour le revendeur, le fait de ne pas avoir la gestion des stocks et celle des colis à sa charge est un réel avantage. Vous l’aurez compris, cette méthode diminue significativement les coûts de fonctionnements.

4. Permet de générer des revenus rapidement avec des investissements moindres.
En effet, pas besoin d’un gros investissement pour créer sa boutique en ligne de dropshipping. La plus grosse dépense va certainement provenir de la publicité que vous allez déployer.

 


Les dérives du dropshipping

 


Le concept de dropshipping ne date pas d’hier. On pourrait croire que c’est un business qui a fait surface ces dernières années, mais non, il a simplement connu un grand effet de mode. Pourquoi ? Il semblerait que cela vienne des entrepreneurs et influenceurs qui en ont fait la pub. 

Vous êtes peut-être déjà tombé sur une publicité ou une vidéo YouTube avec de jolies phrases du genre :
"Tu veux réussir ta vie ?","Tu veux devenir millionnaire ?", "Gagner de l’argent sur Internet facilement et rapidement ?".
Ces personnes vendent le dropshipping comme la solution facile pour ouvrir un site e-commerce, créer son business et faire beaucoup d’argent en mode “auto-entrepreneur”. Vendu comme une solution miracle, il faut se méfier des apparences.

Étiqueté comme une “arnaque”, le dropshipping a vu son image s’assombrir. Rappelons que le dropshipping est légal, lorsqu’il est bien fait. Le fait d’acheter un produit et le revendre en faisant une marge n’a rien d’extraordinaire, c’est même très commun. Néanmoins, ce sont les dérives du dropshipping qui lui font défaut. Des articles revendus à prix fort, des produits commandés jamais reçus, des contrefaçons, des fausses marques, fausses promotions… La liste est longue. Des pratiques commerciales trompeuses et immorales qui ont eu pour effet d'impacter négativement la réputation du dropshipping.

Des influenceurs ont d’ailleurs fait scandale pour abus d’influence sur les réseaux sociaux en ayant fait la promotion de produits à “fausses promesses”. Un ensemble de situations dénoncées par des internautes arnaqués. Avec la méfiance montante des internautes, certaines agences d’influence font désormais l’enquête et refusent de travailler avec des sites de dropshipping.

Des produits de luxe fortement bradés pour des promos exceptionnelles, des codes promos en pagaille, un compte à rebours, une promo qui donne l’impression de faire l’affaire de l’année, c’est la signature du dropshipping : l’urgence + la bonne affaire.

 


Ce business, c'est tellement développé, qu’aujourd’hui il existe des influenceurs du milieu qui diffusent leurs conseils pour réussir dans le dropshipping : formations, master class gratuites, lives, coaching... Bref, un business autour du business.
La loi française a commencé à se pencher sur le sujet du dropshipping. A-t-il encore de l'avenir ? Restons connectés pour le savoir. 

 

 

 

Source image : kite_rin © Adobe Stock

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